Quel est l’avenir du vin ?

 Avec des vendanges très faibles en 2017 et -22% d’hectolitres par rapport à 2016 (cavisteprofessionels.fr), on pourrait bien croire que le vin est en danger. Mais à quoi vont ressembler nos apéros et nos diners? 

Pas d’inquiétude à se faire, d’après Emilie, caviste aux Halles de la Madeleine à Mont-de-Marsan, on continuera malgré tout à produire et à travailler avec de nouveaux vignerons. Même si les prix augmenteront inévitablement… Va falloir revoir le budget pinard…

C’est avec 44,2 litres par personne et par an que la France remporte haut la main le podium du pays qui consomme le plus de vin (Bonial). Pour votre culture G (car ça nous à quand même étonné), le Vatican, hors concours dans ce classement, est de loin le pays qui consomme le plus de vin avec 73,8 litres par personne (sachant qu’il n’y a que 800 habitants). Apparemment, trop de cérémonies de leur côté…

La cave d’Emilie (En Cav’halles), avec ses 185 références ne va surement pas accueillir les dernières nouveautés telles que le vin bleu, le Vindigo. Ce vin, 100% chardonnay, est mis au point en Andalousie, et est tout à fait naturel. Mais d’après elle, ce n’est qu’un effet de mode qui ne va pas durer. Pas de grandes convictions à ce niveau; ces nouvelles tendances ne font pas broncher notre caviste qui préfère rester sur les “classiques”. Malgré tout, curieuse de le goûter et nous aussi!

Outres les effets de mode, la consommation des clients change aussi. De plus en plus de personnes se rendent compte qu’au final, il est mieux d’aller chez un caviste qu’en grand surface pour acheter son vin. Tout d’abord et inévitablement grâce au conseil du connaisseur et l’échange que vous allez avoir avec lui/elle. Contrairement aux idées reçues, les vins trouvés en supermarché ne sont pas forcement moins cher que dans une cave. Chez En Cav’halles, Emilie a d’ailleurs fait exprès de prendre une référence disponible en grande surface pour tout simplement montrer qu’elle était moins cher.

Vendanges trop faibles et effets de mode; où va le vin? Emilie, qui a grandi dans les vignes goûtant du Jurançon dès son plus jeune âge, voit déjà que la tendance tend vers une technique plus naturelle. Malheureusement, aujourd’hui les vins ne sont plus produit “comme avant”. En raison des bouteilles exportées à l’étranger (30% des productions sont exportées – Vin et Société), le vin est fait sur commande et perd énormément de son authenticité. Les acheteurs souhaitent que leur vins ressemblent aux années précédentes, ce qui n’est pas possible naturellement: trop de fluctuations au niveau des cépages, des températures, de l’hydrométrie, etc… 

Depuis peu, les cavistes sont amenés à travailler avec du bio car c’est ce que les gens demandent. Ils regardent ce qu’ils consomment. Voilà donc la prochaine étape du vin: la biodynamie. La Terre, reconnue comme être vivant, doit avoir son évolution suivi et respectée. Cette méthode a été créée pour travailler avec la nature et pour la nature. C’est donc l’avenir du vin. Revenir aux goûts de nos terroirs que l’on a tendance à oublier. Certes cela prendra du temps mais nous allons revenir vers les choses simples et plus naturelles.

Tchin, donc, à cette nouvelle méthode!

** Consommez évidemment l’alcool avec modération!

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